jeudi 17 février 2011

Le Culte du Jeudi / Le Front de Libération des Animaux

« Au cours de ces dernières années, le Front de libération des animaux (ALF) - un mouvement extrémistes de défense des droits des animaux - est devenu l’un des éléments terroristes les plus actifs aux Etats-Unis ».

21 avril 1985. Une bande d’individus cagoulés pénètrent dans les laboratoires de l’université de Californie à Riverside. Après avoir désactivé les systèmes de sécurité, ils libèrent plus de 1000 animaux, de la souris aux lapins en passants par l’opossums, et détruisent pour 700 000$ de matériel.

Avant de quitter les lieux, ils découvrent un petit macaque âgé de cinq semaines nommé Britches par les chercheurs. Seuls dans sa cage, le macaque a les yeux cousus et un sonar implanté sur le crâne. Souffrant de trouble convulsif, le singe est soigné en Utah puis adopté par une mère adoptive au Mexique. Les activistes de l’ALF envoyèrent une vidéo de l’opération à la PETA qui réalisa un film très médiatisé sur le raid, appelé «Britches». Pour en savoir plus sur Britches, cliquez ici.


Défense radicale du droit des animaux, l’antispécisme réfute la distinction entre les espèces : pas de différence entre l’animal chien et l’animal humain. Simple mouvement anti-chasse fondé en 1971 à Luton sous le nom de Luton Hunt Sabs par Ronnie Lee et Cliff Goodman, le mouvement était appelé à se engager des actions de plus en plus violente et se définit désormais comme révolutionnaire car elle brise la notion de propriété privée sur un autre être vivant :
« Sur le plan philosophique, nous sommes très dangereux, insiste David Barbarash, ancien activiste de l’ALF devenu son porte-parole. Une partie du danger est que nous n’accordons aucune attention à l’illusion que la propriété a plus de valeur que la vie. Nous mettons en lumière cette priorité folle et le système ne survivra pas à cela ».
L’objectif de l’ALF ?

A court terme, sauver le plus d’animaux possible et interrompre directement la pratique d’abus en tout genre sur les animaux. A long terme, leur rêve serait d’abolir la souffrance des animaux en obligeant les entreprises qui les torturent à mettre la clé sous la porte. L’ALF déclare « Nous nous battons jusqu’à ce que chaque cage soit vide, pas jusqu’à ce chaque cage soit confortable ». Inutile de préciser l’importance du végétarisme dans cette mouvance.

L’ALF n’est pas une organisation. Elle n’a pas de leader. C’est une résistance derrière laquelle tout le monde peut se ranger à condition d’entreprendre des actions concrètes. Par le fait que la majorité des actions entreprises peuvent être hors-la-loi, les activites travaillent donc de façon anonyme, que ce soit en petits groupes ou individuellement. Autrement dit, pour rejoindre l’ALF, il vous suffit d’attaquer une clinique vétérinaire ou un zoo et ensuite revendiquer son action au nom de l’ALF.

Pour bien apprécier l’importance du mouvement, on citera l’une des plus récente opération du FBI contre l’ALF. LE 20 janvier 2006, dans le cadre de l’opération Backfire, le Département de la Justice des Etats-Unis a annoncé des accusations contre onze activites dont neuf américains et deux canadiens accusés d’avoir particupés à des actions de «terrorisme intérieur» de l’ALF et de l’Earth Liberation Front. Désignés comme éco-terroriste, un activite se suicidera en garde à vue. Les 11 conspirateurs solidaires ont affirmé leur innocence.


Le coût total des dégâts causés par leurs attentats s’élèverait pourtant à 80 millions de dollars.



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