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jeudi 24 février 2011

Le Culte du Jeudi / Ecoovie

Chaque jeudi, découvrez un nouveau culte étrange: parfois drôles, souvent terrifiants, nos portraits ne visent ni à faire de la publicité, ni à dénoncer, mais simplement à découvrir une série de mouvement qui aboutira, sur un mois, au portrait plus général d’une tendance.

Ne tournons pas autour du pot, aujourd'hui il est question d'une "secte" qui a eu de nombreux démêlés judiciaires. Son Gourou a été l'objet de plusieurs accusations de pédophilie et serait responsables de la dégradation de santé de ses ouailles. Après son procès au Canada, il est parti au Nicaragua où il vivrait encore aujourd'hui.

Tout a commencé en 1973, lorsqu’un certain Piel Petjo Maltest fonde à Paris « L’institut de documentation, d’enquêtes et d’études » dont l’objectif est la « la recherche et l’étude sur tous sujets, la diffusion par tous moyens, des résultats des recherches et des enquêtes». Affirmant à qui veut l’entendre qu’il appartient à la tribu indienne des Micmacs, Piel Petjo Maltest rejoint  Ecoovie , coopérative de vie écologique déclaré en 1978 à Paris. Il amène avec lui les membres de La Tribu, un groupe écolo-naturiste dont il est le chef, et dont tous les «écoopérateurs» travailleront bénévolement. La Tribu vit dans la Nature, à Noisy-le Grand (93).

Cliquez ici pour découvrir l'histoire de ce gourou mythomane qui, on le verra, a un goût prononcé pour les noms ronflants et les petits enfants.

mercredi 23 février 2011

Interview GOReT / Bloghardi : "Peut-on parler de la surpopulation ?"

© Tony Millionaire
 Bloghardi  - car tel est le pseudo qu'il utilise sur son blog éponyme - a accompli toute sa carrière de Chercheur à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA). Il a gravi tous les grades du cadre scientifique, terminant à celui de Directeur de Recherches. Agronome avant tout (E.N. Sup. Agro. de Montpellier), il est aussi généticien (Université de Paris). Dès son départ à la retraite, tout en continuant de suivre les progrès de la biologie, il s'est intéressé à l’écologie et fait partager son savoir sur son blog. Il réponds aux questions du GOReT Gentilhomme sur la surpopulation et la pensée/religion écologique. Cliquez ici pour lire l'interview complet.

samedi 19 février 2011

Interview pour le GOReT / François D. membre du RAC (Rassemblement Anti-Chasse)


Très loin des différents groupes que nous vous avons présentés les semaines précédentes, le Rassemblement Anti-Chasse est une association loi 1901 cherchant à obtenir l'interdiction de la chasse. Il est composé de personnes sensibles à la souffrance des animaux, de naturalistes, de photographes animaliers, de promeneurs et autres personnes s’étant unis dans le but de lutter contre la chasse afin de protéger la faune sauvage et de pouvoir exercer ses loisirs sans être soumis à la pression et à la dangerosité des chasseurs (cf. Le site du RAC).
Comme l'ALF est, au départ, un association de hunt sabotage devenu tout autre chose, nous souhaitions obtenir la réaction du Rassemblement Anti-Chasse français sur cette radicalisation de certains mouvements écologiques. 

Pourquoi vous être engagé en faveur de la défense des animaux ?

Comme pour bien des questions de ce genre : "Pourquoi apprécie-t-on plus une chose qu'une autre ?" - il est bien difficile de répondre. Mais comme pour tout ce qui oriente les conduites humaines, je dirais qu'il s'agit simplement du registre des croyances personnelles. Pour ma part, je suis attaché en premier lieu à la défense de la vie sous toutes ses formes. Je crois que le destin de l'humanité et celui des générations futures est lié à la préservation des milieux naturels, creuset de la vie et, par extension, de l'humanité. Enfin, je crois développer au fur et à mesure des années une sensibilité particulière à une forme d'injustice qui me révolte, celle de l'exploitation de l'homme par l'homme, celles de l'exploitation et de la marchandisation de la vie et de la sensibilité animale par les exactions cruelles de l'homme, celle de l'avidité et de la destruction des milieux naturels par l'homme. Ainsi, plus je m'informe, plus j'alimente ce sens de cette révolte.

Pourquoi avoir choisi cette cause, plutôt qu'une association d'aide à des êtres humains ?

Rien ne vous dit qu'il y a un clivage entre les intérêts de l'homme ou l'intérêt que l'on porte à son prochain et celui que l'on porte à l'animal. Voyez certains penseurs et philosophes, Sénèque, Montaigne ou Victor Hugo vous le diront bien mieux que moi. Nous aimons les petits oiseaux... et pas seulement ! Communément la sensibilité au monde animal se limite souvent à son chien ou son chat (je n'en ai pas) mais d'ailleurs dans ce cas est-ce vraiment aimer les animaux ou s'aimer par les animaux? Pour ma part je milite également avec Greenpeace et ne suis pas du tout insensible au désarroi de mon voisin... Comme vous je pense?

D'après vous, existe-il une contradiction essentielle entre les intérêts de l'humanité et ceux de la nature ?

Non, vous le savez bien... Par contre si vous dites existe-t-il une contradiction entre les intérêts d'une minorité d'êtres humains et ceux de la nature je vous dirais OUI!

Avez-vous déjà eu des expériences/contacts avec des écologistes radicaux comme le Front de Libération des Animaux ? 

Non, je ne les connais pas personnellement mais je n'ai rien contre les radicaux sachant qu'il n'y a pas plus radicaux que certains industriels et la plupart des multinationales (voyez Monsanto, Bayer, les industries pharmaceutiques et j'en passe). Pour le côté radical je vous suggère le site de la CVN et celui de DDA, ce sont des amis!

Suite au durcissement du dispositif juridique protégeant les chasseurs, quel est votre marge de manœuvre ? 

Le monde de la chasse est très puissant, structuré et influent, très présent dans les Assemblées parlementaires, nous faisons ce que nous pouvons... Mais nous nous estimons faire partie de la famille des abolitionnistes qui tous sont partis d'un objectif ancré dans un certain sens de la morale et de la justice, et d'un petit noyau d'individus déterminés.

Ce fut ensuite au tour de François D. de m'interroger sur mes motivations : "Auriez-vous une certaine fascination pour ces mouvements qui se veulent radicaux et font peur aux passionnés de l'"extrémisme du centre ?" Et lui d'attirer mon attention sur l'ampleur de la différence entre "l'attitude de compromission qui selon nous maintient les choses en l'état" et "l'extrémisme aveugle et déjanté qui consiste, par exemple, à espérer la disparition de l'humanité".

Cela m'a immédiatement fait penser à un étrange graphique réalisé par Les U. Knight, le porte parole du VHEMT, graphique qui s'intitule : "How deep is your ecology ?" et qui vaut le coup d'oeil par son extraordinaire sens de la mesure :

Eco Depth Gauge by Les U. Knight is licensed under a Creative Commons Attribution 3.0 United States License. 

Pour lire le manifeste du RAC, cliquez ici. Merci au R.A.C d'avoir bien voulu répondre aux questions du GOReT Gentilhomme !

jeudi 17 février 2011

Le Culte du Jeudi / Le Front de Libération des Animaux

« Au cours de ces dernières années, le Front de libération des animaux (ALF) - un mouvement extrémistes de défense des droits des animaux - est devenu l’un des éléments terroristes les plus actifs aux Etats-Unis ».

21 avril 1985. Une bande d’individus cagoulés pénètrent dans les laboratoires de l’université de Californie à Riverside. Après avoir désactivé les systèmes de sécurité, ils libèrent plus de 1000 animaux, de la souris aux lapins en passants par l’opossums, et détruisent pour 700 000$ de matériel.

Avant de quitter les lieux, ils découvrent un petit macaque âgé de cinq semaines nommé Britches par les chercheurs. Seuls dans sa cage, le macaque a les yeux cousus et un sonar implanté sur le crâne. Souffrant de trouble convulsif, le singe est soigné en Utah puis adopté par une mère adoptive au Mexique. Les activistes de l’ALF envoyèrent une vidéo de l’opération à la PETA qui réalisa un film très médiatisé sur le raid, appelé «Britches». Pour en savoir plus sur Britches, cliquez ici.


Défense radicale du droit des animaux, l’antispécisme réfute la distinction entre les espèces : pas de différence entre l’animal chien et l’animal humain. Simple mouvement anti-chasse fondé en 1971 à Luton sous le nom de Luton Hunt Sabs par Ronnie Lee et Cliff Goodman, le mouvement était appelé à se engager des actions de plus en plus violente et se définit désormais comme révolutionnaire car elle brise la notion de propriété privée sur un autre être vivant :
« Sur le plan philosophique, nous sommes très dangereux, insiste David Barbarash, ancien activiste de l’ALF devenu son porte-parole. Une partie du danger est que nous n’accordons aucune attention à l’illusion que la propriété a plus de valeur que la vie. Nous mettons en lumière cette priorité folle et le système ne survivra pas à cela ».
L’objectif de l’ALF ?

A court terme, sauver le plus d’animaux possible et interrompre directement la pratique d’abus en tout genre sur les animaux. A long terme, leur rêve serait d’abolir la souffrance des animaux en obligeant les entreprises qui les torturent à mettre la clé sous la porte. L’ALF déclare « Nous nous battons jusqu’à ce que chaque cage soit vide, pas jusqu’à ce chaque cage soit confortable ». Inutile de préciser l’importance du végétarisme dans cette mouvance.

L’ALF n’est pas une organisation. Elle n’a pas de leader. C’est une résistance derrière laquelle tout le monde peut se ranger à condition d’entreprendre des actions concrètes. Par le fait que la majorité des actions entreprises peuvent être hors-la-loi, les activites travaillent donc de façon anonyme, que ce soit en petits groupes ou individuellement. Autrement dit, pour rejoindre l’ALF, il vous suffit d’attaquer une clinique vétérinaire ou un zoo et ensuite revendiquer son action au nom de l’ALF.

Pour bien apprécier l’importance du mouvement, on citera l’une des plus récente opération du FBI contre l’ALF. LE 20 janvier 2006, dans le cadre de l’opération Backfire, le Département de la Justice des Etats-Unis a annoncé des accusations contre onze activites dont neuf américains et deux canadiens accusés d’avoir particupés à des actions de «terrorisme intérieur» de l’ALF et de l’Earth Liberation Front. Désignés comme éco-terroriste, un activite se suicidera en garde à vue. Les 11 conspirateurs solidaires ont affirmé leur innocence.


Le coût total des dégâts causés par leurs attentats s’élèverait pourtant à 80 millions de dollars.



Source :

mardi 15 février 2011

Liens / Debunker les natalistes - ou s’enfermer dans un bunker ?

A noter que, en plus de cette collection de liens, nous aurons peut-être un interview très éclairant sur le sujet dans les prochains jours/semaines. A suivre...

Au XX° siècle, la population mondiale a triplé grâce au progrès de la médecine et la mise en place, dans tous les pays, de politique de santé publique. Résultat, à la veille du nouveau siècle, la population atteignait 6,1 milliards. En 2050 elle atteindra le chiffre fatidique de 9 milliards, date à laquelle le taux de natalité de l’Asie du Sud et d’Afrique vont ensuite se stabiliser pour osciller autour des 9 milliards. A moins qu’une catastrophe écologique ne survienne. Saviez-vous qu’en 1800, la planète comptait moins d’un milliard d’habitants ?

Depuis 25 ans, cette explosion démographique a bel et bien provoqué des dégâts environnementaux considérables, parfois irréversibles : biodiversité menacée, pollution de l’air et des océans, terres cultivables de plus en pus rares, épuisement des ressources aquifères, sans même évoquer le réchauffement, bien sûr. Dans ce cadre, l’augmentation de la population mondiale d’un tiers d’ici 40 ans risquent d’être légèrement nocive pour l'environnement, non ?


Pour aller plus loin dans l’Apocalyptique, signalons la corrélation existant entre l’explosion démographique et la fonte des glaces : moins de places, plus de gens... Aïe !

A lire les théories des deux derniers « mouvements » que je vous ai présentés, on s’interroge sur deux points : « ces gens sont-ils sain d’esprit ? » est une réaction naturelle - et probablement la bonne. Mais la seconde, tout aussi naturelle, est : « ils sont vraiment fous, hein, pas vrai ? ». Au départ, on le sait, après, on l’espère. Etonnant, non ?

Toute personne réfléchissant à voix haute sur les problèmes démographiques est appelé à se faire insulter. Je rassure donc mon lecteur : loin de moi l’idée de réfléchir ( et oui, je ne m’en cache même plus ! ). Je me contenterais donc de vous livrer un certains nombres de liens qui pourront vous permettre, au choix, de contredire ces théories, ou de courir faire des provisions.

Liste de liens

Informations :
- Wikipedia Human population control
- Wikipedia Overpopulation

CONTRE
- Fight Aging : Article sur un blog sur la recherche pour l'extension de la durée de vie
- Young, Hip and Conservative : "Overpopulation is not a threat"
- Darlene Wilson "Overpopulation is not the problem : so what is ?
http://www.overpopulationisamyth.com/
- Prospect : http://www.prospectmagazine.co.uk/2010/03/the-overpopulation-myth/


POUR
- La page "économie" du VHEMT" 
- L'entomologiste, Paul R. Ehrlich en 1968 a écrit The Population Bomb
- GroovyGreen
- Socyberty : The Math of Human overpopulation
- Socyberty : Solving the biggest Issue facing the planet today


Pour les très très curieux, un débat connexe, celui du pic pétrolier, une autre marotte des overpopulation-maniac. A découvrir ici

jeudi 10 février 2011

Le Culte du Jeudi / L'Eglise d'Euthanasia

"Economisez la planète, suicidez-vous ! Suicide, avortement, cannibalisme, sodomie !» 
Chris Korda, Church of Euthanasia

"La tragédie, la catastrophe vraie, est que l'humanité continue..."
Louis Wolfson, Eglise d'Euthanasia

La semaine dernière, nous vous parlions du Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité. Par rapport à l’Eglise d’Euthanasia, autant le dire d’emblée, le Mouvement est soft. Tout deux ont en commun de souhaiter la disparition totale de l’humanité pour préserver la Terre. Ce sont les moyens qui diffèrent mais, aussi, la puissance : l’Eglise d’Euthanasia a bien plus de membres et est connue pour ses actions pour le moins retentissantes. Dadaïste ou terroriste, réel ou canular : qu'est-ce que l'Eglise de l'Euthanasie ?

A ce jour, nous n'avons pas obtenu d'interview d'un de ses membres et il est presque impossible de savoir si l'Eglise existe ailleurs que sur internet (hoax?). Selon nos sources, la Church of Euthanasia est l'un des groupes antispécistes (rejetant la différente entre les espèces par exemple entre l’animal chien ou l’animal humain) et anti-humanistes les plus puissants. Reconnue officiellement le 25 mars 1994 dans l'Etat du Delaware, puis, le 22 août 1995, par l'administration fédérale américaine, elle bénéficie donc, comme toute religion, des avantages fiscaux accordés aux œuvres caritative.

Disposant d’un siège social à Somerville aux États-Unis, elle revendique officiellement un statut religieux et connaît, selon Paul Ariès, « la gloire des médias américains et allemands » (Der Spiegel en 1996). Elle est implantée depuis 1991 aux Etats-Unis, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, etc. Elle est dirigée par le "Révérend" Chrissy Korda aidée du Pasteur Scott, du "Frère" Denis et des "Sœurs"  Catherine et Laura. Son leader est une belle femme brune portant une très longue robe noire et arborant au cou une étoile argentée avec cinq branches. Elle se proclame activiste végane.

En effet, l’Eglise entend opposer l’humanicide à l’écocide. "Nous avons quelque chose à faire très rapidement et la chose la plus importante que nous pouvons faire est de réduire notre population " (...). "C'est quelque chose que chacun de nous peut faire, elle n'exige pas de formation spéciale et c'est pourquoi chaque membre de l'église d'euthanasia prend le vœu de ne plus jamais procréer". L'Eglise ne propose cependant pas (contrairement à d'autres groupes) l'extinction totale de l’Humanité, sauf si les efforts entrepris pour restaurer rapidement l'équilibre devaient finalement échouer.

C’est donc Chris Korda qui a posé la première pierre de la Church of Euthanasia. Sainte d’un nouveau genre, elle connaît une expérience mystique façon «Chemin de Damas» lorsqu’une nuit, un «Être» la visite durant un rêve et lui explique que l’écosystème planétaire est détérioré et qu’elle devait fonder un nouveau Culte pour annoncer cet ultime message. A son réveil, elle avait en tête le slogan de sa futur Eglise : "Economisez la planète, détruisez-vous". Forte de plusieurs milliers d'adeptes dont certains mineurs âgés de 14 ans, le dogme de l’Eglise de l’Euthanasia est semblable à celui du VEHMT : "Tu ne procréeras pas !". De la même manière, les parents peuvent être admis s'ils s'engagent à ne plus jamais enfanter sous peine d’ex-communication.

Chriss Korda, la papesse du mouvement, est l’auteur d’étonnantes chansons électros à l’égard desquels il n’est pas improbable que l’on ressente une sorte de gêne, peut-être même un léger sentiment de malaise. Attention, écartez les enfants en raison d’un mélange d’image du 11 septembre et d’éjac sfaciales :

I like to watch - Chris Korda/ Cliquez ici.
Comment réduire la population planétaire ?

Concrètementque fait l’Eglise d’Euthanasia (à part de gentilles petites chansons) ? Depuis 1993, elle multiplie les actions chocs, par exemple sur les campus américains ou en direction du grand public.

Ses activistes infiltrent des groupes "antispécistes" ou pro-euthanasie. Comble de luxe, des groupes satanistes ou de vampyres assurent aussi sa publicité. Tablette géante de RU-486, commando contre des banques de spermes, pénis gonflable fluo, les activites du mouvement ont développé un réel savoir-faire en matière de provocation/street-marketing lors des manifestations de rue. Aux élections, l’Eglise a pris position en faveur des candidats se réclamant d'Unabomber, de son vrai nom Théodore Kaczynski, condamné à la prison à vie en 1997 pour 3 assassinats, 23 blessés lors de 43 attentats durant ses 18 ans d’écoterroriste américain.

Pour autant, pas question de jouer avec les peurs de l'Apocalypse car cette perspective de "fin du monde" impliquerait la destruction de l'éco-système qu’elle entend justement préserver.

L’Eglise de l’Euthanasia donne donc 4 directives :

   - Le suicide est facultatif mais encouragé.
   - L'avortement peut être exigé pour éviter la procréation.
   - Le cannibalisme est obligatoire si vous êtes "viandiste"

   - La sodomie est facultative mais fortement encouragée.

Même si les solutions volontaires restent privilégiées, l’Eglise pense que le seul refus des grossesses ne pourra jamais régler le problème de la Terre. Courageux, ses dirigeants expliquent qu'ils ont personnellement choisi de se "sacrifier" en ne se suicidant pas, pour faire quelque chose de plus utile en convainquant beaucoup d'autres à le faire (sic).

Selon Paul Ariès, « ils s'engagent, en revanche, à se suicider si la population humaine continuait encore à croître. Ils développent une théologie du suicide aux effets dévastateurs sur des individus fragilisés. Le suicide de masse aurait été pratiqué, comme l'euthanasie, dans les sociétés anciennes. Il serait, aujourd’hui, possible de provoquer une nouvelle révolution culturelle en sa faveur. Les dirigeants de la COE estiment que les risques judiciaires sont devenus faibles, puisque beaucoup de livres prosuicide circulent librement aux Etats-Unis, comme le fameux "la Sortie finale", qui fournit des instructions précises en matière de choix et de dosage des drogues. Ils ont donc lancé en 1997 leur "programme d'aide directe au suicide" sous forme d’un serveur téléphonique diffusant des conseils techniques et des encouragements aux candidats potentiels : il donnait notamment en exemple la liste des grandes vedettes qui se sont déjà suicidées. La COE est même parvenue à duper une Compagnie de publicité qui a affiché le numéro de téléphone pensant qu'il s'agissait d'une campagne de prévention en raison de son slogan : "Ligne directe d'aide au suicide". L'opération sera bloquée après une intervention des avocats. »

Source :
- Très inspiré de Paul Ariès, Politologue – Lyon II dans «Bulles N°76 - 4° trimestre 2002.
- Prevensectes.com

dimanche 6 février 2011

Interview pour le GOReT / Les U. Knight, porte-parole du Mouvement d'Extinction Volontaire de l'Humanité


Who is Les U. Knight ? He insists on the fact that he is not the founder or the leader of the VHEMT. He only "gave a name" to a movement of thought that existed before him. We can wonder how to categorize the VHEMT : genuine ecologist movements or just a hoax ?
Les U. Knight has dedicated his life to one goal : to help phasing out the human race by non-coercive means such as his newsletter These EXIT Times. If you want to know more about Knight personal informations, click here

How did you come to create the VHEMT ?

The Voluntary Human Extinction Movement created itself. People all over the planet have independently arrived at the awareness that Earth's biosphere would be better off without humans. Now that I've given it a name, people know they're not alone.

Did something special happen to you... ?

jeudi 3 février 2011

Le Culte du Jeudi / le Mouvement d'Extinction Volontaire de l'Humanité


“Puissions-nous vivre longtemps et disparaître”
Devise du VHEMT

Le but du Mouvement est la suppression progressive de l’Humanité par une réduction drastique de la procréation.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le VHEMT s’oppose aux « remèdes » violents contre la prolifération de l’espèce humain comme la guerre, le développement de virus ou les famines :
Nous ne sommes pas simplement un groupe de misanthropes et d’asociaux, ni des rejetons de Malthus prenant un plaisir morbide chaque fois qu’un désastre frappe les humains.
En effet, non seulement le VHEMNT est non violent mais il est réaliste : aucun virus ne serait assez efficace pour tuer d’un coup tous les humains. Les survivants bénéficieraient d’une résistances accrues et pourraient de nouveau proliférer !

" Vous souhaitez rejoindre le VHEMT ? "

Se prononçant Véhément, le Mouvement cherche des Volontaires et des Partisans. Les premiers n’ont qu’à cesser toutes procréation : si vous avez déjà un enfant, pas d’inquiétudes, vous pouvez toujours rejoindre le VHEMT à condition de ne plus jamais de perpétuer l’espèce à l’avenir car « Être pro-humain, c’est être pro-extinction ». Sauf suicide volontaire, le mouvement prône un respect total de la vie et l’hédonisme le plus complet afin de rendre tous les projets de naissance superflus : encouragement de tous les moyens possibles de contraception, stérilisation, condamnation de la grossesse au profit de l’adoption, critique acerbe de la condition parentale, programme contre le désir de parentalité et même contre toutes les formes de solidarité comme les systèmes de retraites par répartition.

Fonctionnant en réseau, le Mouvement est impulsé depuis Portland aux Etats-Unis par son porte-parole charismatiques Les U. Knight, dont l'interview par le GOReT sera disponible dans quelques jours. Ses militants sont des activistes antispécistes végans proches du Front de Libération animale.

C’est en effet dans le but de libérer Gaïa de la maladie qui la ronge que les Véhéments souhaitent la disparition de l'espèce humaine :
« Nous n’insisterons pas seulement sur la façon dont l’Être humain s’est révélé être un parasite avide et amoral de cette planète qui fut jadis saine [...] Le Mouvement présente plutôt une alternative encourageante à l’exploitation irrationnelle et à la destruction de l’écologie terrestre. Comme les Volontaires du VHEMT le savent bien, l’alternative optimiste à l’extinction de millions, si ce n’est de milliards d’espèces de plantes et d’animaux est l’extinction volontaire d’une seule de ces espèces : l’Homo sapiens, c’est à dire nous ».





Pas d’humour, le VHEMT ?

Voici la réponse du Mouvement à la question : « Êtes-vous vraiment sérieux ? »
Nous sommes vraiment véhéments.
Beaucoup voient dans le Mouvement de la rigolade ou un simple mouvement d'humeur et pensent que nous ne pouvons pas être vraiment sérieux à propos d'une extinction volontaire de l'Humanité : en fait, en dépit du sérieux de la situation et du Mouvement, il y a cependant place pour l'humour.
En effet, sans humour, les conditions de vie sur Terre provoqueraient une dépression insupportable -- un peu de légèreté assouplit la "gravité" de la situation.
Vous avez d'autres questions ? 

Le site du Mouvement est extrêmement précis tant sur les aspects économiques, politiques, écologiques et religieux de sa pensée. Entre autre articles, vous pouvez trouvez :

Sur la procréation "Et si je suis suis super intelligent, n'ai-je pas le devoir de procréer ?"
Sur la nature, une question passionnante : "Pourquoi Mère Nature ne s'occupe pas elle-même de rééquilibrer la surpopulation ?"
Sur la politique "Il n'avait pas le même genre d'idée Hitler ?"
Sur la philosophie et la religion, l'un des pages les plus intéressantes avec notamment ce test que je reproduis ici :


" NB : Ce genre de bouton n'existe naturellement pas. Et même s'il existait, appuyer dessus irait contre l'éthique de VHEMT, basé sur l'esprit Volontaire. Il s'agit d'un simple exercice philosophique pour clarifier encore un peu plus les choses."
Sur ce, comme le disent les Véhéments eux-mêmes, "thank you for not breeding !"


Sources :
- Bulles N°76 - 4° trimestre 2002
- Prevensectes.com
- www.vhemt.org ( à lire absolument )

This graphic by Ken DeVris is licensed under a Creative Commons Attribution-No Derivative Works 3.0 United States License.

mercredi 2 février 2011

Le paradoxe de l'Ours des Pyrénées


«L’injustice environnementale va de pair avec l’injustice sociale»

Rien n’échappe à l’exégèse, et surtout pas les saillies de Noël Mamère. On a déjà beaucoup glosé sur la France de la pastèque : vert dehors, rouge dedans !

Sans pour autant encourager un génocide de l’humanité toute entière pour laisser de la place aux animaux comme certains mouvement dont nous parlerons au cours de ce mois de février le désirent, on se demandera volontiers comment Noël Mamère compte concilier l’Homme et la Terre ?

Prenez les Pyrénées. Une région peu connue pour sa forte densité de population. Entre mai 1996 et mai 1997, trois ours slovènes y sont lâchés dans l’espoir de faire remonter la population à une vingtaine à l’horizon 2005. C’était sans compter la voracité et la dangerosité des ours qui s’attaquèrent aux bétails, et sur le caractère taquin du chasseur Pyrénéen qui abattit la dernière ours, une certaine Cannelle, en novembre 2004. Un important conflit opposa les pro et les anti, les pros étant les zentils face à une opinion publique assez peu sensible aux problème d’agressivité animale – qui a peur du bon Yorkshire de gran'mère ?

Mais alors, Noël Mamère, que faudrait-il faire ? Tu sais pas ? Ca me fait la même chose à chaque fois que je demande quelque chose à Mamère, de toute façon...

Pour résoudre cet épineux problème je propose que nous nous tournions vers de plus éminent penseur de la Nature et de la Providence qui sauront mieux que personne départager les amis des ours – de ceux qui vivent près des ours…

Retournons donc ensemble au XVIII° siècle et, une fois n’est pas coutume, Voltaire et Rousseau se chamaillent.

Le tremblement de terre de Lisbonne

Nous sommes en 1755, le 1er novembre : l’un des tremblements de terre les plus meurtriers de l’histoire vient d’avoir lieu. Son épicentre est probablement situé à 200km du cap Saint-Vincent. Touchant de plein fouet la ville de Lisbonne vers 9H40 du matin, il fera entre 50 000 et 100 000 victimes. Comme l’écrira Théodore Adorno en 1966 : « Le tremblement de terre de Lisbonne suffit à guérir Voltaire de la théodicée de Leibniz » mais on ne peut pas en dire autant de Rousseau.

C'est après un échange de lettres houleux avec Rousseau, partisan notoire de l’Optimisme, que Voltaire se lance dans l’écriture d’un ouvrage que maudira la jeunesse française pour des siècles et des siècles : Candide. Ainsi, dans sa Lettre sur la Providence en 1756, Voltaire entreprend d’enterrer Leibniz sous le poids des cadavres de Lisbonne :

Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous : « C'est l'effet des éternelles lois
Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix » ?
Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
« Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes » ?

La catastrophe naturelle est bien le sujet central de l'œuvre et elle est considérée comme une émanation de la Providence divine, entendue comme action de Dieu sur terre. Du plan divin.

Aujourd’hui, certaines organisations éco-sectaires envisagent la réduction de la population humaine, parfois par la violence - naturelle ou non - comme un juste "retour des choses". Ces terroristes verts ont d’autres noms pour la Providence et la Justice Divine, respectivement «éco-système» et «rééquilibrage climatique». De biens belles choses, n'est-ce pas ?
Avez-vous déjà remarqué que toutes les catastrophes naturelles ont leurs "apologistes", de la Peste au Sida ?

C’est la faute à Rousseau !

Bien avant l’heure, Rousseau est l’incarnation de ce millénarisme vert, et lui, Leibniz, il adore.
Selon Rousseau, il n’y a plus aucun remède au mal qui ronge l’humanité Ses premières oeuvres, dont on a surtout retenu le portrait d’un « premier homme » rêvé, sont pourtant le portrait d’une dégradation millénaire qui a mené aux Temps actuels où l’homme - maudit - n’a plus accès aux voix de la Nature. Il s’est coupé du « plan divin » qui faisait de lui un animal vivant en harmonie avec la Nature.

Bien sûr, Jean-Jacques propose des remèdes : les fameux « remèdes dans le mal » qui cherchent dans la civilisation - mauvaise par définition - des moyens de rendre à nouveau l’homme heureux en le rapprochant de la nature, par exemple par l’édifiante lecture de La Nouvelle Héloïse, ou par le respect des conseils prodigués dans La Lettre à d’Alembert. Ce que propose Rousseau, ce sont des soins palliatifs pour des sociétés corrompues. C’est le Rousseau «homéopathe» qui injecte la Nature à petite dose. Rousseau aurait-il rallié le New Age ? On ne sait pas...

Mais la regénération n’est pas toujours possible. Et certainement pas pour tout le monde...

Prophète de malheur, Rousseau a des rêves de punitions divines. Dans la prosopopée de Fabricius qui vint à Rousseau sous un arbre - forcément - sur le chemin de Vincennes, Jean-Jacques aura la Révélation de la corruption de la Civilisation. C’est le début de sa carrière philosophique, la fameuse "illumination de Vincennes" :
« Romain hâtez-vous de briser ces marbres, de brûler ces tableaux… »
Il faudrait tout détruire : encourager l’Apocalypse ! Même s’il s’en dédit assez vite dans le texte en question, cette tentation reviendra souvent dans son oeuvre, par exemple dans le fameux échange de texte qui aura lieu entre Voltaire et lui lors du tremblement de terre de Lisbonne. Alors même que la catastrophe naturelle est encore fort présente dans les Esprits, Rousseau prêche l’ablation des souches corrompues de l’humanité dans sa réponse :
Vous auriez voulu, et qui ne l’eut pas voulu !  que le tremblement se fût fait au fond d’un désert. Mais que signifierait un pareil privilège ? [...] Serait-ce à dire que la nature doit être soumise à nos lois ? J’ai appris dans Zadig, et la nature me confirme de jour en jour, qu’une mort accélérée n’est pas toujours un mal réel et qu’elle peut passer quelquefois pour un bien relatif. De tant d’hommes écrasés sous les ruines de Lisbonne, plusieurs, sans doute, ont évité de plus grands malheurs ; et malgré ce qu’une pareille description a de touchant, et fournit à la poésie, il n’est pas sûr qu’un seul de ces infortunés ait plus souffert que si, selon le cours ordinaire des choses, il eût attendu dans de longues angoisses la mort qui l’est venue surprendre.
La religion naturelle : Dieu est-il un légume ?

L’homme n’est plus à sa place et, cette place, il n’a plus aucun moyen de la connaître. Ou presque... Pour Rousseau, il y a un « plan divin » comme il y a un plan dans la nature. Sa pensée s’acharne à souligner l’impuissance de l’homme et sa félicité candide au cœur d’un plan naturel, providentiel, ou par le biais d’un homme providentiel (cf. La Nouvelle Héloïse).

Dans ce cadre, toute manifestation de Dieu, y compris les catastrophes, doivent être bienvenues. Nature divinisée, nature consciente, Rousseau va jusqu’à bénir les manifestations de cet Être, du « grand tout », ici dans un extrait de son ouvrage jamais terminé La morale sensitive :
Si Dieu existe, il est parfait ; s’il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s’il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l’univers. [...] Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l’immortalité de l’âme, et d’une Providence bienfaisante.
La catastrophe naturelle devient un moment de pénitence ! C’est le moment où les souches corrompues disparaissent et où la foi de l’homme en la Nature est mise à l’épreuve. Joie - donc ! En résumé, si, pour Voltaire, les catastrophes naturelles sont autant d’indice que Dieu n’existe pas, elles sont autant de preuve pour Rousseau que Dieu existe et agit pour le mieux dans un monde... qu’il réprouve. C’est en cela qu’il est le « meilleur des mondes possibles » (Voltaire aimait bien squeezer le dernier mot).


Aujourd’hui, rien n’a changé. Certains éco-sectaires voit les OGM et l’interventionnisme génétique comme une insupportable ingérence dans le plan divin/naturel, même si d'autres écologistes s'y opposent pour de toutes autres raisons, ne l'oublions pas. Messianisme qui s’ignore, un certain militantisme écologique attends l’Apocalypse du rechauffement, non pas comme un Grand Soir, une Insurrection qui vient, mais l’Apocalypse qui doit venir rétribuer le comportement honteux de l’homme.

De la religion naturelle de Rousseau à l’éco-sectarisme, on voit la résurgence d’une culpabilité religieuse :  le fameux « bilan carbone » par lequel tout homme peut, aujourd’hui, faire un point sur son péché et.... acheter quelques indulgences ?

La divergence : l’homme est-il un cancer ?


Otto Dix, Flandern (Les Flandres) (D'après Le feu d'Henri Barbusse), 1934-6, huile et tempera sur toile, 200 x 250 cm, Staatliche Museen Preubischer Kulturbesitz, Berlin.
Si la catastrophe naturelle est l’expression du Divin sur terre, elle est toujours punition : peste, tsunami, ouragan… Rétribution des péchés d’un côté, la catastrophe est le temps d’un rétablissement du cycle naturel : l’écosystème est violement réparé par un mécanisme de réaction naturelle qui a toujours un coût en vie humaine. Le réchauffement climatique participe du même système.

Autrement dit, Nature et Humanisme ne vont pas nécessairement de pair. Au contraire! L’écologie n’a pas pour sujet les intérêts humains. L’écologie la plus violente est anti-spéciste voir anti-humaine, et c’est ce dont ce réclament certains groupes : l’homme est le cancer de la terre. L’harmonie entre l’homme et la terre reste introuvable, sauf dans la mort : l’esthétique de la pourriture corporelle, où le corps de l’homme se dissout dans la terre.

L’au-dela écolo est en en-deca, un paradis sans nuages mais tout aussi édenique où l’homme ne fait plus qu’un avec la Nature.

Conclusion : Rousseau 1 - Noel Mamère 0

mercredi 26 janvier 2011

Le Culte du jeudi / En février, découvrez le monde merveilleux des éco-sectaires.

Chaque jeudi, découvrez un nouveau culte étrange: parfois drôles, souvent terrifiants, nos portraits ne visent ni à faire de la publicité, ni à dénoncer, mais simplement à découvrir une série de mouvement qui aboutira, sur un mois, au portrait plus général d’une tendance.


Nonobstant le côté has-been des apologistes de mère nature depuis certains fiascos internationaux et surtout par l’inéluctable rythme médiatique avant-garde/hystérie/polémique/oubli, un certain nombre de Mouvements et d’Associations ont pu, à la faveur du rechauffement mondial des débats, trouver de nouvelles tribunes pour leur discours apocalyptiques, millénaristes, antispécistes et anti-humaniste (rayez la/les mentions inutiles).

Dans son plan de domination mondiale, le GOReT s’intéressera donc, au mois de février, à 4 mouvances plus ou moins drôles, plus ou moins propre à l’inspirer dans sa quête pour trouver les mots pour inspirer l’Apocalypse qui vient...

Retrouvez-donc tous les jeudi le «Culte du jeudi» sur les éco-sectaires au mois de février !